Vos témoignages

Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 14:12

Bonjour les zamis,

Hier après-midi, je suis entrée dans un bureau de tabac de Trouville pour y acheter des fruits . ben oui ! un timbre-amende pour payer une prune - le pire, c'est que je ris de mes bêtises !

 

C'est le genre d'endroit que je ne fréquente pas car, comme dirait Audiard, "je fume pas, je bois pas, mais je cause" ça, vous l'avez compris !

Pendant que j'attends mon tour, je regarde autour de moi ... Les personnes sont attablées par petits groupes - des hommes surtout - à cause de l'écran qui retransmet les courses hippiques.

Tout près de mois, une table avec deux hommes jeunes. Je reconnais leurs stigmates - les marques de la rue - Ils sont bronzés, tatoués de symboles, leur visage, tanné par le vent et le soleil, laisse paraître les flétrissures de l'alcool.

Tout à coup, ils se lèvent et manifestant bruyamment leur joie à l'arrivée d'un troisième camarade.  Ils sont là, bras ouverts, et sont heureux de retrouver l'ami de parcours. Ils se prennent dans les bras, comme de vieux compagnons de route, et quelle route !

Ils sont heureux, ils s'aiment, ils ont fait la même guerre, les mêmes choix ou non-choix, vécu les mêmes galères ... Leurs yeux pétillent tant ils sont heureux, sauf  la petite fêlure dans le coin de l'oeil qui semble ne plus croire à rien.   Ce sont des frères qui manifestent la fraternité des hommes.

Je suis là, tout près, et je les entends :

ALors, qu'est ce que tu fais par ici ? Je reviens chez moi,  je suis Normand...et j'ai su par  X.. que vous étiez  dans le coin.  Bienvenue vieux Frère ! et à nouveau les accolades.


A côté d'eux, j'ai ressenti la puissance  des retrouvailles des hommes de la rue. Moi aussi j'aurais bien ouvert mes bras pour les serrer contre moi et leur dire que nous sommes  toutes et tous une même fraternité... j'ai pas osé.

 

MagdaRita

Par MagdaRita - Publié dans : Vos témoignages - Communauté : La communauté des hippies.
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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 00:56

Bonjour les zamis,

C'est avec admiration que j'ai lu l'histoire de Heidemarie - (Merci à Jean de Lumitoire)

bonne lecture

MagdaR

 

 

 

En 1989, Heidemarie Schwermer, une professeur fin quarantaine, émergeant d’un divorce difficile, décide de déménager avec ses deux enfants en ville à Dortmund, dans la région du Rhin en Allemagne.

Elle nota immédiatement que la population des sans-abris était en croissance constante . Sa réaction immédiate fut d’être choquée : « Ce n’est pas normal, il faut faire quelque chose » ; elle a donc lancé ce qu’on appelle en Allemagne un Tauschring, un espace où les gens peuvent échanger leurs compétances ou leurs possessions, une zone sans argent, où une coupe de cheveux peut être échangée contre des réparations mécaniques, où un grille pain sera échangé contre un manteau. Elle appela cet espace Gib and Nimm (Donner et prendre).

Cela avait toujours été la croyance de Heidemarie que les sans abris n’avaient pas juste besoin d’argent pour re-entrer dans la société, mais qu’en leur redonnant une estime de soi malgré les dettes, le manque de travail ils retrouveraient leur place dans le monde. »Même quand tu n’as rien, tu vaux beaucoup » dit elle souvent.

Mais les sans abris de Dortmund ne participèrent pas beaucoup au « Donner et prendre », peu utilisèrent le Tauschring, et certains lui jetèrent même à la face qu’une femme de la classe moyenne avec une éducation comme la sienne ne pouvait pas comprendre les circonstances de leur déchéance sociale. Au contraire, ce furent les chômeurs et les retraités qui commencérent littéralement à inonder son Tauschring, avec des tonnes de matériel inutilisés depuis des années dans leur maison, ou des compétances qu’ils n’exerçaient plus. Des coiffeurs retraités qui échangent une coupe de cheveux contre une réparation électrique, des profs retraités qui donnent des leçons privés en échange de sortie pour leur chien, le point étant que jamais une seule piéce de monnaie ne fut échangée.

Le succés du Tauschring fit poser à Heidemarie de nouvelles questions sur elle-même et sa manière de vivre.

« J’ai commencé à réaliser que j’avais beaucoup trop de choses inutiles. J’ai alors décidé que je n’achéterai quelque chose que si je donnai quelque chose , c’est comme ça que j’ai commencé. Puis j’ai pensé à ce dont j’avais réellement besoin, et je me suis rendu compte que je pouvais fonctionner très bien en vétements par exemple avec ce que j’accroche sur 10 porte manteaux , donc j’ai donné le reste. j’avais tellement de choses superflues, c’était fou ! »

Après quelques temps, c’est sa vaste collection de livres qu’elle remarqua dans sa maison , donc un jour elle marcha jusqu’à une bouquinerie usagée avec sa bibliothéque au complet.

« J’ai pensé que donner mes livres était une bonne chose, j’adore les livres, mais il me fallait les sortir. Ils ne me manquent pas, ce qui me surprend toujours, je voulais revenir à l’essentiel ».

Ces prises de conscience provenaient en partie après ces séances de psychanalyse, qu’elle suivait suite à son divorce.

« C’était une année difficile, se souvient elle. je pleurais à chaque session, mais en bout de compte, je voulais juste vivre plus simplement, et être plus heureuse .. »

Elle a donc commencé à suivre des cours pour devenir elle aussi psycho-thérapeute afin d’aider d’autres personnes. d’autres choses vinrent s’ajouter à ces changements. Elle commença à faire de la méditation, et bientôt réalisa à quel point elle était insatisfaite de son travail. « J’étais tout le temps malade, et n’avais pas encore fait la relation entre mes symptomes physiques et mon mécontentement au travail ».

Donc, en plus du Tauschring et de ses cours en psycho-thérapie, elle commença à expérimenter d’autres types de travail.

« J’ai travaillé dans une cuisine au salaire minimum et les gens n’arrêtaient pas de me dire quel dommage d’avoir étudié à l’université pour faire ce genre de boulot ! Mais moi je répondais, pourquoi un professeur ou un thérapiste devrait avoir plus de valeur qu’une cuisinière ? »

Plus elle vivait libérée des choses, et plus elle devenait heureuse. En 1995, toujours impliquée dans le Tauschring, elle commença à échanger de l’hébergement contre des travaux ménagers… Elle n’achetait plus rien…

« Quand j’avais vraiment besoin de quelque chose, on dirait que cela me tombait dessus dans la vie. »

En 1996, elle décide d’aller encore plus loin, et prend la décision la plus radicale de sa vie : vivre sans argent. Elle a donné son appartement , renoncé à son travail de prof, et a commencé à vivre en nomade, bougeant de maison en maison, en échange de petits travaux. Elle s’était donné 12 mois comme période de tests, mais en bout de compte elle a tellement aimé ça qu’en 2011, à 67 ans, ce n’est pas fini.

« La Vie est devenue de plus en plus belle, je ne pourrai jamais plus revenir en arrière, j’ai tout ce qu’il me faut, un sens de la Joie profond, et physiquement je me sens en pleine forme « .

Elle a des économies d’urgence ( 250$/200 euros) et donne tout l’argent qu’elle peut gagner .Elle collecte sa retraite pour se payer ses billets de trains et donne le surplus. Elle n’a aucune assurance médicale et a donc développé sa propre méthode d’auto-guérison.

« Quand j’ai mal quelque part, je mets mes mains et je me dis que j’ai le pouvoir de me guérir moi même .. mourir ? je me suis déjà préparé à mourir plusieurs fois .. il est arrivé que je pensais que ça y est, je vais mourir, et hop, je me levais la journée d’après en pleine forme ! »

Son monde tient dans une valise à roulette et un petit sac à dos. Pas de photographies. « Je n’en ai plus besoin ». Elle a eu quelques relations amoureuses :

« Je peux tomber en amour, mais me demander de rester dans une maison avec quelqu’un, impossible ». Elle a écrit deux livres racontant ses aventures et donné les royalties, a déjà été invité à la TV au milieu de millionnaires et gagnats de loto où tout le monde fut renversée par cette dame qui avait tout donné.  » je n’aime pas passer à la télévision, cela me rend nerveuse, mais au moins je peux toucher beaucoup de monde. »

« Je me vois comme plantant des graines dit elle. Peut être que des gens vont me rencontrer et décider de consommer moins, ou d’autres vont méditer, le point étant qu’il est possible d’avoir un autre type de société . Je voudrai que le gen se demandent : mais de quoi aie réellement besoin, comment est ce que je veux réellement vivre ? chaque personne devrait se demander qui elle est , et où elle veut aller, ce qui va automatiquement créer une recherche en soi … nous vivons comme nous vivons parce que nous suivons le systéme, nous achetons tout ce que nous voulons, mais en fait nous n’avons pas besoin de toutes ces choses, il est ridicule de penser que ce systéme est le seul possible. »

Par MagdaRita - Publié dans : Vos témoignages - Communauté : ANGES VAILLANTS
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 11:59
Bonjour les zamis,

Aujourd'hui je vous raconte une histoire qui ne mène à rien, qui ne fait ni réfléchir ni pleurer.. C'est juste pour dire que quelquefois, c'est la Vie elle-même qui nous raconte une histoire...  nous fait un clin d'oeil, en passant, pour nous divertir.


Il y a quelques années de cela, je décide d'aller à la cathédrale de Chartres le fameux jour où il est permis de parcourir le labyrinthe intérieur . Me voila partie de bon matin par une belle journée ensoleillée. Arrivée aux deux tiers du trajet, je commence à trouver le temps long. Il est vrai que j'ai épuisé mon répertoire de chansons en tout genre, que j'ai discuté avec  tous les anges du paradis...et que la forêt s'étend encore à perte de vue devant moi...

Tout à coup, j'aperçois sur le bas côté, une vieille femme faisant de l'auto-stop.
Eberluée, je m'arrête.
- C'est gentil de vous arrêter, dit-elle, voudriez-vous m'accompagner à 5 km d'ici sur la route, je n'ai plus de cigarettes.
Pendant qu'elle s'assoit prestement, je la détaille . La dame aux cheveux tous blancs,   semble avoir à peu près quatre-vingt ans. Elle est vêtue d'une robe très simple, d'un gilet, et par dessus tout ça, un tablier à fleurettes... Et elle n'est que sourire.

Bien entendu, j'engage la conversation ... elle me parle de son besoin de fumer quelques cigarettes tous les jours... de ses enfants de son chien. Et là, nous arrivons au restaurant qui fait tabac sur le bord de la route - je l'attends et lui propose de la raccompagner -

Elle dit :
Je vis dans la forêt, seule avec mon chien - non loin de l'endroit où vous m'avez rencontrée, il y a un chemin de terre praticable pour les autos. Ensuite il faut s'enfoncer dans le bois pendant un bon kilomètre.

Je m'étonne qu'il y ait une maison isolée en plein bois au milieu de nulle part...
- Vous remarquerez que par endroits, on distingue des rails qui longent le sentier, m'explique la dame. C'est tout simplement l'ancienne voie ferrée qui reliait LISIEUX à LOURDES et j'habite dans la maison du garde-barrière.

son visage s'illumine et de ses yeux myosotis jaillissent des étincelles malicieuses.
Nous arrivons devant la maisonnette
- Je vous remercie beaucoup, Madame, de m'avoir accompagnée jusqu'ici.
- Appelez-moi Magda,
- et moi, c'est Thérèse.

Je vous l'avait dit - C'était juste un clin d'oei des anges qui m'avaient entendue  soupirer d'ennuis.

Je vous envoie mille pensées angéliques,
MagdaR.

tourbillon-d-anges.JPG(magdaR.)

Par MagdaRita - Publié dans : Vos témoignages - Communauté : Un pas vers la Lumière
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:21
Bonjour les zamis,

Je vous présente J.E.T.  John Edward Tang, alias Serge Marjollet.  - J'aime beaucoup cet homme - son discourt est tellement stimulant - tellement vrai . Et quel parcours !
Vous pouvez entendre son intervention sur le lien :


http://sergemarjollet.blogspot.com/2010/02/lemission-sur-beur-fm-du-08-fevrier.html

et aussi :
http://vostemoignages.com/



mille pensées positives
001.gif
Par MagdaRita - Publié dans : Vos témoignages - Communauté : ANGES VAILLANTS
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 22:28

Bonjour les zamis,
Dans mon enfance il y avait un genre de discussion qui me faisait dresser l'oreille - du style :
- Il a reçu ce don de son grand-père...
- quelquefois, les dons sautent une génération...
- C'est à ce neveu là que l'oncle Jules à transmis son don...
- Souvent, avoir un don, ça n'est pas un cadeau !?!????
etc etc.
Pas la peine, à l'époque de demander une explication - j'étais vite renvoyée à mes poupées.


Bien entendu, par la suite j'ai bien compris de quoi il s'agissait -à peu près - sauf que le "passage" de don demeurait une énigme.
A quel moment l'oncle Jules choisissait-il l'heureux neveu ?
Quels étaient les critères de sélection ? (juste parce qu'ils avaient la même fossette au menton ? )
Et, est-ce que le neveux en question était d'accord ?
Quelle nébuleuse que tout ça ... surtout que dans la famille, y'en avait des dons ! Entre les grands mères et grands-tantes qui connaissaient les simples et qui fabriquaient des élixir de vie... beurk ! surtout celui du printemps composé de plantes amères (bon pour drainer les foie et vésicule).

Le tonton machin qui barrait le feu - non mais, vous entendez comme cette simple phrase comporte de mystères, surtout lorsque vous entrez dans la pièce et que tout le monde s'arrête de respirer parce que vous pointez votre nez.


Ah la la ! des fois j'aurais bien voulu avoir les dons de toute la famille - être l'élue chérie - d'autres fois je m'disais... c'est quand même louche !
Surtout parce j'ai compris qu'il y a des dons moins nobles... hé oui - barrer le feu et jouer les sorcières dans les bois passe encore... mais... certains dons dérangent.

Entrons dans le vif du sujet.
En 2003, je décide de faire un petit voyage sur mon lac de Garda en Italie, d'où est originaire ma famille. Bien quinze ans que je n'y étais allée.


Un après-midi, me voila en visite chez ma petite cousine Paola. Tellement heureuses de nous retrouver depuis tout ce temps, nous voici à parler, parler (comment ça,  C bien des nanas ?!!)  assises dans la cuisine.
C'est alors, que du tréfonds de moi-même une petite voix se fait entendre :
"Demande lui un café. " Je suis complètement stupéfaite par cette intrusion et aussi par ce qui m’est demandé.  Alors, de la même façon, je réponds : «  Non, pas question ! »

Et la petite voix recommence : « demande lui un café ». Comme je sens que je ne vais pas gagner à ce jeux, je m’adresse à ma cousine et lui demande un café. Elle s’empresse bien entendu, s’excusant de n’y avoir pensé plus tôt…. Lorsque la petite voix remet ça : « Fais le café toi-même » … bref, je m’arrange pour faire asseoir la cousine et faire le café. Croyez-moi, ça demande une grande diplomatie !


Ce qui se passe ensuite, je n’arrive pas à le croire encore. La petite voix me guide, et je demande une casserole dans laquelle je mets de l’eau, du sucre.. faire bouillir et rapidement ajouter du café moulu – mélanger rapidement – faire mousser – servir aussitôt dans les tasses… siroter l’air d'assurer un maximum... pour entendre ma cousine, ravie, qui  dit :

« C’est la première fois que je bois un café turc – tu as eu une bonne idée ! »


Et après ? que croyez-vous qu'il s'est passé ?

Le café bu, toujours sous la direction de la petite voix, je renverse la tasse vide sur la sous-tasse et j’attends. Ma cousine jubile. Pour ma part, je dois avouer que l’aventure me plaît bien, tout compte fait.

Toujours, au signal de la P.V. je retourne la tasse de Paola et, la P.V. se tait.

– Ho  la traîtresse ! lui dis-je intérieurement !

 

Alors, je regarde les fioritures que le marc de café à dessinées dans le fond de la tasse et à cet instant tout me semble évident. Les paroles me sortent de la bouche – je débite – je débite – Je lis dans les marcs de café comme dans un livre ouvert. Je remarque aussi que me viennent des messages de personnes DCD de notre famille, destinés à ma cousine, très émue.

 

Lorsque j’ai terminé, ma cousine Paola me dit :

« Non seulement tu connais les vertus des plantes, mais tu as aussi récupéré le don de ma grand-mère Poola ? » (ma grand-tante).

« Ben heu.. oui. Sauf que je ne savais pas que nous avions une diseuse de bonne aventure dans la famille. »

« Shut ! faut pas l’ dire ! »

 

 

Et vous savez quoi ? chez toutes mes zamies, il y a du café spécial café turc – des fois que je passerais par là et que j’aurais envie d’en lire un … heu d’en boire un !

 

DSCN3439.JPG


à bientôt pour de nouvelles zaventures.
MagdaR.

ecoledesanges.com

 

Par MagdaRita - Publié dans : Vos témoignages - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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