Comment se comporter avec des parents qui ont perdu un enfant.

Publié le par MagdaRita

Bonjour les zamis,

Merci à Josette qui a envoyé cette lettre sur son F.B (face book)

J'ai été touchée par la démarche de ces parents ayant perdu un enfant,  qui se sont associés et qui ont écrit cette lettre ouverte. Il est vrai que nous sommes souvent maladroits en ces circonstances...

Si vous lisez ce blog, chers parents initiateurs de cette magnifique initiative, je vous prie de recevoir mon affectueux soutient.

MagdaR.

 

 

deuil enfant

 

 

Des parents en deuil, au Québec, réunis en association, ont demandé que leurs proches et amis se comportent ainsi avec eux, après la mort de leur enfant.

Que cet article, tiré de la "Lettre aux Amis Compatissants", du Québec, puisse aider tous ceux qui ont des proches en deuil d'un enfant et leur permette d'avoir l'attitude la plus proche de leur coeur envers eux.

 

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.


Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Voici quelques-uns de nos souhaits :


Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.

 

Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessés. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.

 

Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.

 

Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.

 

Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.

 

Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

 

Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.

 

Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

 

Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.

 

Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.

 

Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.

 

Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances.

 

Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?

 

Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir...

Que cet article tiré de la lettre des Amis Compatissants du Québec puisse aider tous ceux qui ont des proches en deuil d'un enfant et leur permette d'avoir l'attitude la plus proche de leur coeur envers eux.

 

tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec

http://lenirvana.over-blog.com

Publié dans l'au dela

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Julien P 12/01/2017 17:37

Bonjour c est exactement le genre de message que j esperais trouver sur internet pour m aider a avoir l attitude a adopter. J avoue ne pas avoir eu de reponse precise mais ca m aidera. J ai un tres bon ami qui vie loin de chez moi et qui a perdu sa premiere petite fille au bout de .... 3 jours je l ai apelé en larme j ai eu son repondeur et il ne repond pas au message ce que je comprend tout a fait cela ne fait qu a ce jour une semaine que ca a eu lieu. Je ne veux pa insister grossierement mais je ne veux pa non plus qu il croit que je ne veux paq prendre de nouvelles si je n insiste pas plus. Voila ma petite experience sur le sujet

Virginie 01/12/2016 16:06

Bonjour
Mon frère a perdu son petit garçon de 20 mois il y bientôt 2 ans , nous essayons de l'aider mais c'est très difficile rien ne va et n'ira plus jamais .... J'hésite à lui monter votre lettre afin qu'il sache qu'il n'est pas seul et peut être s'y retrouvera t'il ?

Magda Rita Maffezzoli 14/12/2016 06:21

Vous seule saurez à quel moment la lui montrer mais, elle ne peut que l'apaiser. Bon courage. Magda

nathalie 25/11/2016 01:52

merci beaucoup, un ami proche a perdu son petit bébé de 5 mois lundi dernier et je viens tout juste de l apprendre. votre lettre m aide beaucoup a l aider lui et sa famille.

Magda 26/11/2016 16:39

Merci Nathalie d'avoir pris le temps d'un commentaire.
Les parents qui perdent un enfant ont besoin d'une aide discrète, d'une présence, de savoir que des amis sont là et qu'ils éprouvent de la compassion. Ces parent éprouvent la grande solitude de l'âme, une détresse profonde qui remet en cause, bien souvent, toutes leurs croyances...
Bien à vous

ané 25/08/2016 16:57

C'est une magnifique lettre aujourd'hui j'ai mon ami qui à perdu son enfant et ça va m'aider à mieux comprendre votre lettre est tellement vrai.

Magda 26/11/2016 16:41

Bonjour Ané,
Merci pour votre commentaire - effectivement cette lettre nous invite à plus de compréhension et surtout à modifier notre comportement face aux personnes qui vivent cette si douloureuse expérience.
Magda

Isabelle 26/08/2016 09:30

Suite à mon premier mail mon ami m'a demandé de lui laisser du temps et tranquille car il n' est plus en mesure de réfléchir, repondre, il ne veut plus penser, oublier et j'avoue que je sais plus quoi faire et c'est avec tristesse que je respecte sa décision nous étions tres proches même si ça fait peu de temps que l'on se connaît dois je le laisser faire son deui et le recontacter dans plusieurs mois? J'ai le sentiment de l'abandonner.

Magda 26/08/2016 00:07

Bonjour Ané,
Merci pour votre commentaire - effectivement cette lettre nous invite à plus de compréhension et surtout à modifier notre comportement face aux personnes qui vivent cette si douloureuse expérience.
Magda

Ghislain N'DA et Florence NGBESSO 19/07/2016 22:10

Bonjour, je suis de la Côte d'Ivoire en Afrique. Ma femme (Marie Florence NGBESSO) et moi avions perdu notre garçon à 5 mois le 14 décembre 2015. Le médecin nous a fait comprendre qu'il s'agissait d'une mort subite de nourrisson (MSN).
cela n'a pas été facile pour nous de se séparer brutalement de notre Ange. Dieu nous a consolé et soutenu; également la famille, collegues et amis.
Grâce à Dieu, nous attendons un autre garçon avec comme date probable d'accouchement le 10 octobre 2016.
Nous voulons encourager les personnes qui sont dans ces épreuves de remettre leur sort à Dieu. Lui seul peut consoler et faire des miracles.

Magda 20/08/2016 01:12

Merci pour votre témoignage. Rien ne peut égaler la souffrance occasionnée par la perte d'un enfant. Mais Dieu ne délaisse jamais ses enfants et les soutient dans la peine.
Bien à vous,